Mariage médiéval : je veux du cochon grillé (lui), un wedding cake en forme de château (elle) et un banquet en forme de U (eux) !

Pour le cochon, il doit s’agir d’un gène masculin spécifique ou encore d’un vieux fantasme issu de la lecture intensive d’Astérix (nous n’avons pas encore élucidé le sujet) mais tous les garçons veulent du cochon çà c’est un fait ! Souvent les futurs mariés pensent aussi que c’est une façon de faire des économies.

Et bien sachez-le ce n’est pas forcément une super idée. Pourquoi ?

A moins que le lieu choisi ne dispose d’une broche à demeure, le fait d’en installer une sera couteux (logistique, temps). Si on veut espérer faire manger tout le monde chaud en même temps il faudra mobiliser entre 2 à 4 personnes sur la broche (cuisson et découpe) et augmenter aussi le nombre de serveurs.

Et puis le cochon c’est bon, mais ce n’est pas non plus une expérience extraordinairement originale. Pour l’anecdote, dans le cas d’un mariage médiéval (et non pas celte) c’est même carrément un contresens : pour une occasion aussi spéciale on aurait servi des viandes bien plus prisées, comme les oiseaux, considérés comme moins frustres et plus proches de Dieu...

La cuisine médiévale

Nous vous conseillons plutôt des plats mijotés, très appréciés et plus faciles à manger quand la soirée est très animée. La cuisine médiévale permet aussi de raconter une histoire en évoquant les savoirs faire et les saveurs (épices par exemple). Le repas peut alors devenir une animation à part entière. Mais pour cela il faut s’adresser un vrai traiteur médiéval et chez les traiteurs médiévaux comme chez les autres il y a les bons, et les moins bons...

Vous craignez que vos invités n’apprécient pas le repas ? Soyez tranquilles, si certaines spécialités ne sont plus adaptées à nos goûts actuels, beaucoup de recettes médiévales ne sont finalement que la version ancienne de préparations que nous connaissons bien comme le bœuf bourguignon, les quiches ou les croissants.

Wedding cake médiéval

Un wedding cake est composé d’une génoise, de crème au beurre et de pâte à sucre, c’est une spécialité qui vient des Etats-Unis. L’intérêt de cette recette, plutôt simple, c’est qu’elle permet toutes sortes de fantaisies esthétiques. Mais le goût est peu apprécié par les français dont le palais habitué à des pâtisseries bien plus raffinées. En ce qui concerne l’esthétique, très rares sont les pâtissiers français qui maîtrisent vraiment cet art, alors méfiance ! Si vous y tenez absolument, il faudra trouver la perle rare dans un périmètre suffisamment proche de la salle pour que la livraison ne vous coûte pas un bras (ou deux), pas évident.

Il faut savoir que la pièce montée de choux est finalement assez cohérente avec une thématique médiévale : les pièces montées sont pratiquées depuis l’antiquité. Au Moyen Age on empilait déjà des petits pains sucrés ou des choux (croquembouche). Le pain d’épices est certes assez pratique pour créer des formes originales (le fameux château !), mais la recette n’était pas idéale pour une fin de repas, un peu « étouffe chrétien » aurait-on dit à l’époque !

Table de banquet

La première image qui vient quand on pense banquet médiéval c’est la fameuse grande table en forme de U, avec les mariés au milieu sous un dais, deux armures de chaque côté et un blason devant eux. Bon oui pourquoi pas, mais on peut faire plus moderne, même en médiéval, même si cela paraît paradoxal j’en conviens.

Et puis faire un banquet en U avec des gens uniquement à l’extérieur risque d’avoir un impact très négatif sur l’ambiance : les invités auront du mal à circuler, manger devant une place vide, même si il y a des animations ce n’est pas du tout agréable, ils risquent de déserter la table pour aller discuter à l’extérieur...